Aussi Il Faut En Finir Avec Le Fantasme Misogyne Et Ségrégationniste De La "Fille arabe"

Cela peut revêtir des tournures extrêmement violentes, par exemple via le harcèlement potentiel (des pages Facebook sont parfois créées pour dénoncer telle ou telle « beurette »). La beurette fait honte aux siens devant les purs, mais aussi devant les autres groupes racisés, et ce d'autant plus qu'elle se compromet avec des mecs de ces autres origines. « Fille arabe à khel » sera ainsi employé par un garçon arabe envers une femelle arabe, mais aussi par un garçon noir envers une meuf arabe, ou même par un garçon noir envers un bonhomme arabe, comme un équivalent racisé d'une insulte misogyne, « femmelette », par exemple.Définition Beurette

Ces récits sont, selon certains observateurs, la manifestation du fantôme colonial. Dans son article, « Généalogie de la femme arabe », Al Majnouna indique que les gonzesses fille arabes « sont sans attendre le produit de l'imaginaire colonial, qui a fait du corps des gronzesses colonisées un enjeu de pouvoir, en les érotisant de façon orientaliste et en cherchant toujours à les apparaître et à se les approprier ». À l'époque coloniale, donc, on cherchait à affranchir ces filles de la tutelle de leurs pères et frères considérés comme violents et machistes. La société coloniale avait une mission : sauver ces filles privées de liberté par leurs homonymes masculins.Définition Beurette

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *